Share. Barbara, 13 ans, évolue dans son école et dans sa famille comme une outsider. Aucune date de sortie officielle n’est prévue dans les salles, aussi, pour voir Errementari hors festival, dans le cinéma à côté de chez vous, il va peut-être falloir croire aux miracles ou simplement croiser les doigts…. Tel un Joli Chaperon noir, elle passe la grille grinçante de la propriété pour aller faire ses emplettes au village voisin, pendant que son frère blafard se morfond entre les vieux murs. Vous êtes connecté avec votre compte CANAL. Grand Prix + Prix du Public + Prix du Jury Syfy, LES AFFAMÉS de Robin Aubert, LES BONNES MANIÈRES de Marco Dutra et Juliana Rojas, Prix de la Meilleure Musique + Prix du Jury Jeunes (lycéens) de la Région Grand Est, MUTAFUKAZ de Shôjirô Nishimi et Guillaume Renard, Grand Prix de la compétition des courts métrages. Acteurs : Madison Wolfe, Zoe Saldana, Imogen Poots Revenge est sorti dans les salles le 7 février. Le film est réalisé par Anders Walter, jeune cinéaste danois qui signe là son premier banc d’essai, mais qui s’était toutefois déjà fait remarqué avec deux courts-métrages nommés successivement à l’Oscar du Meilleur court-métrage : 9 Meters (2013) reparti bredouille puis Helium (2014) qui l’avait remporté. Contrairement à Ghostland, I Kill Giants n’est pas un scénario original mais une adaptation, en l’occurrence d’une bande dessinée parue en 2008. Pendant ce temps-là, à Paris… Voir l’un après l’autre le film québécois de Robin Aubert et ce film-ci est une expérience assez cocasse : on a l’impression de voir se dérouler la même histoire en deux points éloignés du globe. La narration inspirée, si elle prend son temps (le film est un peu long, 2h15), séduit par des touches d’humour idéalement dosées et par sa liberté de ton, qui marie les genres et s’autorise même quelques surprenantes parenthèses musicales où le dialogue cède la place à la parole chantée. Nous partons donc pour l’Euskadi du 19ème siècle, quelques années après la Première Guerre carliste, un conflit civil qui ensanglanta notamment plusieurs provinces basques. Tout mignon et intéressant qu’il soit, Chasseusse de Géants n’arrive malheureusement pas à la cheville de son aîné. Envoyez votre candidature à l’adresse suivante : info@khimairaworld.com. Un personnage que les habitants, tous très religieux, évitent comme la peste : on raconte que l’artisan au marteau, qui vit à l’écart reclus dans sa forge, obtint du Diable de revenir sain et sauf de la guerre en échange de son âme…, Le pacte avec le démon, le cadre rural évoquent les récits fantastiques les plus traditionnels, et pour cause : le film de Paul Urkijo Alijo est l’adaptation d’un conte basque, laquelle adaptation ne prend pas du tout le parti de moderniser l’histoire. Des penchants particuliers qui nous la rendent, ma foi, fort sympathique. Réalisé par Anders Walter et sorti en 2017 , ce film est l’adaptation d’un roman graphique I Kill Giants de Joe Kelly et J. M. Ken Niimura. © Copyright 2020 Critique-film.fr | Tous droits réservés. Ce n’est pas le seul : la campagne de la Belle Province est la toile de fond de nos retrouvailles avec ces chers zombies, qui, eux, ne disent rien et sillonnent, en quête de chair fraîche, toutes les routes, forêts et sentiers. Les dialogues s’avèrent souvent truculents (on entend quelques bonnes blagues), il y a des gags devant lesquels la salle rit de bon cœur, et les passages les plus tendus, où la menace montre les crocs, font honneur au genre, alternant des passages inquiétants, où la présence des zombies est immobile ou invisible, et des accélérations brusques de l’action. Parce qu’ils traitent pratiquement des mêmes thématiques, ou presque, que leur direction artistiques sont assez semblables et que leurs personnages semblent jumeaux, ces travaux tendent parfois à se télescoper. Les effets sonores sont efficaces — bang ! Bienvenue ! Le scénario de Chasseuse de Géants, adapté d’un comic book à succès signé Joe Kelly, reprend cette idée en suivant le parcours de Barbara, une jeune adolescente solitaire et d’apparence taciturne, qui peine à sociabiliser. — et la conclusion ménage quelques péripéties mouvementées, dont une séquence subaquatique superbe qui ranime le souvenir d’une scène humide fameuse d’Inferno de Dario Argento. Ne manquez pas de lire notre entretien avec la réalisatrice et sa comédienne Matilda Lutz, rencontrées à Gérardmer. Il y a donc bien un assassin masqué dans Tragedy Girls, mais il est d’entrée de jeu mis sur la touche par celles qui auraient pu être ses victimes, Sadie et McKayla, deux greluches amies-pour-la-vie qui n’existent qu’à travers l’image qu’elles donnent d’elles-mêmes sur les réseaux sociaux. Sans pour autant quitter le cadre urbain de la mégalopole brésilienne, Les Bonnes Manières s’envole dans sa seconde partie vers des contrées imaginaires occupées par une créature tout à la fois effrayante et tragique, menaçante et pathétique, et fort bien connue des amateurs de fantastique. Sortie DVD en juillet chez Wild Side Vidéo. » La citation qui barre l’écran est signée du nom d’Elizabeth Keller, non une personne réelle mais l’une des trois héroïnes de notre histoire, auteure également de récits d’épouvante. Sortie le 14 mars dans les salles. Lovecraft est le plus incroyable des écrivains d’horreur. Leur trajet en voiture s’achève : bientôt elles passeront le seuil de leur nouveau foyer, une maison isolée en pleine campagne héritée d’une obscure tante française. La roue démontée interdit aux survivants, planqués derrière la voiture, de mettre les voiles. Votre abonnement CANAL vous permet de bénéficier des contenus Télérama réservés aux abonnés. À quelques différences près : à l’inverse des survivants canadiens, qui cherchent le salut en groupe et en se déplaçant, le héros solitaire dirigé par Dominique Rocher se barricade dans un vieil immeuble parisien, les rues de la capitale étant devenues infréquentables depuis l’irruption de morts-vivants voraces et très nerveux. Dossier Cinéma : Frissons au pensionnat (deuxième partie), Dossier Cinéma : Frissons au pensionnat (première partie). LES BONNES MANIÈRES (AS BOAS MANEIRAS) de Marco Dutra et Juliana Rojas. Critique de Chasseuse de géants (2018) par Troy K — 02 avril 2018. Et de déclarer qu’elle n’en a de toute façon rien à carrer ! Alors tous les regards de la salle comble se portent sur ce « rape and revenge movie » qui, dès les premiers plans, annonce ses ambitions visuelles : cadre millimétré et photo saturée aux couleurs pétantes dévoilent un hélico traçant dans le ciel du désert. Dernière mise à jour article : 7 avril 2020 à 19:28. Le fond de l’histoire est par conséquent plutôt grave, et on est en droit de se demander si le ton, parfois très agaçant, d’une comédie horrifique speedée était le plus à même de traiter la question. Découvrez toutes les formules d'abonnement à Télérama. Les hordes joyeuses de festivaliers ont pu cette année écarquiller les mirettes devant des visions d’horreur en droite ligne héritées de l’œuvre du « reclus de Providence ». Un triste fait, certainement injuste, car la qualité des interprétations, de la direction artistique et de la photographie font de Chasseuse de Géants un objet d’une exécution plus qu’honnête, que vous pourriez apprécier à condition de n’avoir pas déjà épuisé votre stock de larmes devant Quelques Minutes Après Minuit. Il est très compliqué de parler du film sans en dévoiler l’intrigue, une facilité que je vais m’empresser d’empoigner en veillant toutefois à ne pas trop vous gâcher le spectacle. En contrepoint, les passages où surgissent les fameux géants (de belles créatures, qu’on doit au Français Frédéric Perrin, « concept artist » du film) sont d’authentiques bulles de poésie inquiétante, où volutes de brume et feuillages s’écartent pour laisser apparaître les grandes silhouettes, d’apparences diverses et toujours intimidantes. Pour des motifs obscurs, qu’il se refuse à dévoiler aux paysans du cru, le bonhomme vient enquêter sur le compte d’un forgeron (« errementari ») du nom de Patxi. La photographie, aussi froide et monochrome que les eaux noires du lac de la grande propriété, rend équitablement sinistres tous les décors, naturels comme d’intérieur (le manoir est très beau, signalons l’énorme travail assuré par le directeur artistique). Adapté du comics de Joe Kelly et J.M. Domo arigato, Kitamura-san ! Tragedy Girls chamboule les codes du genre archi-éprouvé du slasher : on reconnaît immédiatement le décor (la petite ville provinciale, le lycée…), les personnages (les pom-pom girls, le proviseur, le shérif…) et les péripéties à base de meurtres sauvages qui mettent la population en émoi. Ici, on aime l'esprit critique. De loin. Et voici qu’en 2018 la compétition recèle une autre pépite potentielle, Revenge, premier long métrage de Coralie Fargeat. Comme beaucoup des films des années 80 auxquels il se réfère – de sa mise en scène en passant par son univers – le film a pour sujet principal l’enfance et la faculté qu’ont les enfants à utiliser leur imaginaire comme un refuge pour affronter la vie et ses tracas. Le polar de pieds nickelés a refait son apparition courant 2016 à Taïwan avec Godspeed, le quatrième film de Chung Mong-hong, dont on avait suivi avec le plus vif intérêt les débuts fracassants avec la comédie noire Parking (2008), réalisée près de dix ans auparavant. Ce n’est pas le Mordor du Seigneur des anneaux, pas non plus le monde des films de Jim Henson, Dark Crystal ou Labyrinthe, mais celui de Barbara, tel qu’elle se l’est façonné, poussée dans cette extrémité par un motif bien réel, concret, déchirant, et qui ne nous sera dévoilé que dans la conclusion. Un pneu qui éclate immobilise en bord de route une demi-douzaine d’étudiants réunis pour un trajet en covoiturage. Le sniper fait une victime, puis deux. ERREMENTARI – LE FORGERON ET LE DIABLE de Paul Urkijo Alijo, Poursuivons sur la même lancée enthousiaste avec cet Errementari, produit par Álex de la Iglesia. L’histoire est parfaitement ficelée, cela dit, et l’ambiance dans la maisonnée Marrowbone fiche souvent les jetons, mais il n’empêche que Sergio G. Sánchez (réalisateur et scénariste) tranche en faveur du réalisme, dérogeant à la définition bien connue du fantastique fixée par Tzvetan Todorov. Évacuant toute imagerie folklorique et touristique, Can Evrenol (dont c’est le second long métrage) fait évoluer sa caméra dans un Istanbul moderne, visitant l’intérieur bourgeois de l’appartement d’Holly ou les salles de réception d’un grand hôtel de luxe. Le film sort début mars dans les salles françaises et, même si vous n’aimez pas le rap, allez-y en toute confiance : contrairement à The Lodgers, on ne s’ennuie guère devant Marrowbone, porté par une belle distribution où on retrouve les beaux yeux d’Ana Taylor-Joy (sur les écrans de Gérardmer chaque année depuis 2016, il faudra un jour qu’elle vienne pour de vrai) et le minois de la divinement nommée Mia Goth, que nous admirâmes l’an dernier dans A Cure for Life. Mais le cauchemar vécu seize ans plus tôt va d’un coup rejaillir et la rattraper…. Le récit parfois obscur (sitôt sous influence, Holly traverse des phases hypnotiques qui jettent le doute sur ce qu’on voit) passe par des méandres érotiques — échanges saphiques et plan à trois — qui font hausser les sourcils et nous mènent par le bout du nez jusqu’à… un épilogue gore et lovecraftien en diable ! Tourné avec peu de moyens, Housewife s’avère être une des jolies surprises de ce festival 2018. La réapparition à Istanbul d’une ancienne amie — et amante — et la venue en Turquie d’un gourou new age vont bouleverser son existence…. LE SECRET DES MARROWBONE (MARROWBONE) de Sergio G. Sánchez. Quelques répliques sont parfaitement compréhensibles, mais les nombreuses tournures de phrases insolites — pour nous francophones d’Europe —, s’ajoutant à l’accent local à couper au couteau, interdisent la compréhension immédiate des dialogues. Mais il dévoile une toute nouvelle donne : les tueurs solitaires à la Michael Myers sont aujourd’hui has-been, totalement passés de mode, surclassés par des créatures encore plus dangereuses, les teenagers sociopathes modelés par l’addiction aux blogs et à Facebook ! Critique-film est le site de tous les passionnés de cinéma et de séries TV. Titre original : I Kill Giants Le personnage principal échappe lui aussi aux canons habituels des portraits d’adolescents du cinéma américain. L’incident n’est pas dû au hasard : au loin, un franc-tireur invisible tient le petit groupe en joue. Soyons honnête, presque aucune. Elles vont s’y prendre plus ou moins bien, devront beaucoup à la chance de ne pas se faire surprendre en flagrant délit… mais surtout, qui irait soupçonner deux cheerleaders toutes mignonnes, à l’aise socialement et intégrées à leur petite communauté ? Après la musique de la langue basque, on n’a d’autre choix que de se livrer à des considérations linguistiques supplémentaires avec Les Affamés, production québécoise dont les personnages ruraux manient un idiome qui, en principe, est du français, mais nécessite la présence de sous-titres en « true French » ! Les Bonnes Manières est donc le fruit heureux d’une coproduction entre les deux pays. L’arrivée de Clara change tout, et les solitudes respectives des deux femmes les poussent dans les bras l’une de l’autre. Trop lent pour faire le point, bien qu'il semble beau et merveilleusement joué. Pas de quoi non plus incendier la salle, mais ça réveille… Second rôle remarqué, Denis Lavant, en zombie, goûte lui aussi aux plaisirs de l’immobilisme, prisonnier perpétuel derrière la grille d’une cabine d’ascenseur. Cela dit, il est difficile de ne pas mettre ce nouveau métrage de Laugier en perspective avec la propre filmographie du cinéaste : l’intrigue dominée par un casting féminin et les violences extrêmes subies par les personnages font écho, immanquablement, au diamant noir Martyrs (2008). Un nouveau monde pour une nouvelle vie, la famille fuyant le souvenir du pater familias, un scélérat condamné par la justice pour faits de violence, y compris contre les siens. Synopsis : Barbara est une adolescente solitaire différente des autres, et en conflit permanent avec son entourage. Tous losers qu’ils sont, Angelino et Vinz parviennent à survivre dans leur ville géante à l’ambiance latino, où crimes et trafics vont bon train à chaque coin de rue. L’histoire, qui, contrairement au film précédent, fait intervenir le surnaturel, débute pourtant sur une note des plus réalistes, à la manière d’une chronique sociale au style quasi-documentaire se partageant entre les beaux quartiers et les habitations populaires de São Paulo. Vous avez entré une adresse email incorrecte! Quelle chance a-t-on de découvrir un film comme Housewife sur grand écran ailleurs qu’en festival ? Mais Marrowbone, produit par Juan Antonio Bayona, n’est rien moins qu’un second film d’ambiance dans la sélection, avec toutefois un peu plus d’action que The Lodgers chroniqué ci-dessus. En citant Lovecraft d’entrée de jeu, le réalisateur français a lui-même placé la barre très haut, et sans pour autant se rattacher directement à l’imaginaire lovecraftien (on est quand même très éloigné de Cthulhu et des hommes-poissons d’Innsmouth), il a relevé son défi. Vous l’aurez compris, Mutafukaz (qui sort dans les salles le 23 mai prochain) n’est pas un animé à montrer aux gamins. Ken Niimura, le film fantastique Chasseuse de géants (I Kill Giants) d’Anders Walter avec Madison Wolfe, Zoe Saldana et Imogen Poots est disponible en VOD depuis le 6 juin 2018.L’avis et la critique film de Bulles de Culture. L’imaginaire est ici le refuge trouvé par une jeune fille, encore une enfant, pour se retrancher d’une réalité trop dure pour elle. Son comportement inquiète son entourage et sa vie de collégienne lui fait alterner les cours et les convocations dans le bureau de la psychologue (Zoe Saldana). L’enchaînement est facile avec Chasseuse de géants, malgré la petite différence d’âge de l’héroïne, Barbara, et le style de l’œuvre, radicalement opposé. Nous utilisons des cookies pour vous garantir la meilleure expérience sur notre site web. Comme Marrowbone, le film de Marco Dutra et Juliana Rojas sera le mois prochain dans les salles françaises (sortie le 21 mars), et il faut aller le voir. À la fin, sa prison s’ouvre, il peut partir divaguer un peu, de même que le public gérômois qui, pendant que le générique défile, sort retrouver un peu d’air frais. Télérama vous donne les clés pour mieux comprendre et apprécier (ou non) une offre film, série, documentaire inépuisable. Histoire d’enfoncer le clou, McKayla, dans la même séquence, se révèle incapable, malgré plusieurs essais, de prononcer sans l’écorcher le nom de Dario Argento. Ghostland ne vole pas ses récompenses — dont le Grand Prix décerné par le Jury et le Prix du Public —, même si au moins un autre titre de la sélection pouvait lui disputer ces honneurs. The Wretched rend hommage aux meilleures productions des années 80, que revendiquent régulièrement les deux réalisateurs du film, Brett et Drew T. Pierce. La trame de Revenge vous sera familière si vous connaissez déjà les incontournables du genre, par exemple L’Ange de la vengeance d’Abel Ferrara ou I Spit On Your Grave, l’original de 1978 comme le remake, sorti en 2010. Outre une exposition qui lui était consacrée à l’Espace Tilleul (le point de convergence de tous les badgés), HPL a hanté l’écran à la faveur de pas moins de trois longs métrages inscrits dans la compétition, à commencer par Ghostland, le nouveau film de Pascal Laugier, grand triomphateur de cette 25ème édition. Une rétrospective Álex de la Iglesia (six films projetés dont Le Jour de la bête, Grand Prix 1996), un « Grand Prix des Grands Prix » décerné par vote des internautes à Scream (1997), plus une bonne quinzaine de titres à découvrir hors compétition… Plein les yeux ! Après Anna et Lucie, c’est au tour des sœurs Beth et Vera (et aussi de leur maman Pauline, jouée par Mylène Farmer) de connaître les affres de brutalités barbares. Ouf ! Le récit nous est conté du point de vue, essentiellement, de Rachel (jouée par la comédienne espagnole Charlotte Vega, s’exprimant avec naturel en anglais car sa mère est britannique). Connectez-vous à votre compte : Un mot de passe vous sera envoyé par email. Pour être sûres d’avoir des histoires sensass à raconter face caméra (et ainsi montrer sur la Toile combien elles sont futées et bien maquillées), Sadie et McKayla ont une idée de génie, perpétrer elles-mêmes les assassinats dont elles parleront online. Housewife doit peut-être sa sélection à plusieurs points communs, fortuits mais notables, avec le film de Pascal Laugier, surtout dans sa scène inaugurale (et on sait les programmateurs de Gérardmer friands de ce type de « ponts » entre les titres de la compétition). Un état de fait qui joue clairement en défaveur de Chasseuse de Géants, qui s’il n’est pas le moins réussi des trois – à titre personnel, je le préfère largement au remake du classique de Disney – ne fait pas le poids face au très beau film de Juan Antonio Bayona dont il souffre d’être sûrement un peu trop proche. Eh bien le film s’avère originalement scindé en deux époques, partagé en moitiés comme par une césure à l’hémistiche, pour emprunter au lexique de la métrique poétique. Peu de temps après l’installation dans la propriété de Marrowbone, les quatre enfants doivent surmonter le décès de leur mère malade. Puis le récit fait un bond en avant : bien plus tard, Elizabeth, adulte, est devenue une romancière adulée, la nouvelle prêtresse de l’épouvante en littérature. J’en ai sûrement déjà trop dit, alors permettons nous de ne pas s’arrêter en si bon chemin. Sans doute pas, car le Jury présidé par Mathieu Kassovitz ne lui a pas non plus décerné son Prix Spécial. Toutes les scènes de crise sonnent juste et contribuent à tisser un maillage émotionnel dense et extrêmement touchant. mardi 13 février 2018 à 18:43 par Julien Fleury. Pur jeu de massacre orchestré selon un scénario hyper-simple, prétexte à des impacts de balle multiples dans les boîtes crâniennes et la carrosserie, Downrange n’a a priori rien d’un film à thèse, et pourtant : restant comme deux ronds de flan devant le pneu crevé, les six post-ados, au lieu de se retrousser les manches, ne trouvent rien d’autre à faire que des selfies avec leurs foutus téléphones portables, au demeurant inutiles pour appeler un dépanneur car ils sont au beau milieu d’une zone blanche ! Elle est ce qu’on appelle outre-Atlantique une « weirdo », une excentrique qui vit dans son monde à elle et signifie sa différence par une paire d’oreilles de lapin dont elle s’affuble en permanence. Imparfait mais régulièrement amusant, La doublure est, à ce jour, l’avant-dernier film de Francis Veber, qui semble s’être un peu éloigné du cinéma depuis 2008 et son auto-remake de L’emmerdeur. Le traumatisme de l’apparition des intrus (en fait un travesti filiforme et un obèse grogneur et lubrique) est rendu de manière totalement flippante. Retrouvez ci-dessous nos comptes rendus des précédentes éditions du festival : Vous êtes passionné(e) d’univers imaginaires, vous aimez écrire et vous aimeriez rejoindre notre équipe de rédacteurs ! Présenté lors de la dernière édition du Festival de Gérardmer, le film fantastique Chasseuse de Géants (2018) réalisé par le danois Anders Walter en était reparti bredouille après un accueil réservé. N'hésitez pas ! Une rapidité de compétiteurs en phase avec l’esprit de notre époque moderne et que nous allons retrouver dans le film suivant. Dans les files d’attente des salles du festival, les discussions entre cinéphiles sont toujours animées, et plus d’un spectateur piétinant dans le froid s’est ému du fait que Le Secret des Marrowbone n’est pas un film fantastique. Une curiosité à plus d’un titre, tout d’abord parce que pour la première fois à Gérardmer on peut assister à une projection en langue basque. Aujourd’hui, j’ai envie de vous parler d’un film malheureusement peu connus en France, mais qui vaut le détour : Chasseuse de géants . Les évaluateurs en ligne ont écrit 133 avis, ce qui donne à Chasseuse de géants (2018) une note moyenne de 68%. Je me refuse d’en divulguer plus (quoique l’affiche, encore elle, vende un peu la mèche). Reste à espérer que le film de Can Evrenol bénéficiera d’une distribution française en bonne et due forme, ne serait-ce qu’en vidéo. Elizabeth est encore un écrivain en herbe et n’a que 14 ans lorsqu’elle entre en scène, accompagnée de sa sœur Vera et de leur mère Pauline. Barbara a une mission qui l’occupe à plein temps : débusquer et tuer les géants. Le type jette son dévolu sur Holly, il voit en elle une sorte d’élue. bang ! L’affiche est belle et le film aussi même si, là encore, le spectre de l’ennui cause plus de dommages que les revenants convoqués par le scénario. Les courses poursuites sont rendues possibles par l’appartenance des Affamés à la classe des « zombies qui courent » (par opposition à celle, plus traditionnelle, des « zombies qui traînent »). Malgré tout, on prend vite en sympathie ce petit bon à rien d’Angelino, noir comme Calimero, et son acolyte Vinz, pote inséparable. Toutefois, les parcelles comme cela rendrait grand public de la crispation à la parcelle surprise qu'elle'est du tout imaginé, mais pas vraiment dans un psychotique. Ken Niimura en 2008, Chasseuse de géants débarque aujourd’hui directement en vidéo en France, sans être préalablement passé par la case « cinéma ». Adapté d’une bande dessinée éponyme (par son propre auteur, Guillaume Renard), Mutafukaz n’est pas une réussite sur toute la ligne : la narration dans la première demi-heure est confuse, le rythme plutôt haché et les blagues ne sont pas toutes à se tenir les côtes. Une rupture causée par l’irruption dans le contexte au départ réaliste d’un élément surnaturel, annoncé avec grâce par une belle séquence en animation au graphisme naïf façon Douanier Rousseau, semblable à celui de l’affiche du film. Ce qui inquiète plus généralement les adultes qui veillent sur elle, c’est son obsession maladive pour les Géants.

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